Si vous êtes un amateur de chewing-gum, les résultats de cette étude vont vous faire réfléchir !
Derrière un geste anodin, se cacherait un risque bien plus inquiétant qu’on ne l’imagine. Selon une étude menée par des chercheurs de l’université de Californie à Los Angeles, le chewing-gum serait une source insoupçonnée de microplastiques que nous avalons sans le savoir.
15 cartes bancaires par année !
On mâche pour se détendre, pour la fraîcheur ou juste par habitude. Mais ce petit plaisir pourrait bien cacher un danger invisible. D’après une étude, chaque gramme de chewing-gum peut libérer jusqu’à 637 particules de microplastiques dans la bouche, dont 94 % dans les huit premières minutes de mastication.
En une année, un consommateur moyen de chewing-gum ingèrerait l’équivalent de 15 cartes de crédit en plastique. En cause, la base même du chewing-gum : ce matériau caoutchouteux est en fait un polymère, semblable à celui utilisé dans les sacs-poubelles ou les pneus. Qu’il soit d’origine synthétique ou végétale, le résultat est le même.
Alors, faut-il paniquer ? Pas forcément. Selon le professeur Sanjay Mohanty, à la tête de l’équipe de chercheurs, tient à relativiser : “Notre objectif n’est pas d’alarmer, mais de mieux comprendre notre exposition aux plastiques dans la vie quotidienne.” Il précise qu’aucune étude n’a encore prouvé de lien direct entre microplastiques et cancer, mais plusieurs recherches récentes en Californie ont établi une corrélation entre l’exposition aux microplastiques et la hausse des cancers du côlon ou des poumons.
Mâcher plus longtemps pour en avaler moins ?
Il y a toutefois un geste simple à adopter pour limiter les risques : éviter de changer de chewing-gum dès que le goût disparaît. En mâchant plus longtemps le même chewing-gum, on limite la libération de particules plastiques. Car la majorité des microplastiques sont relâchés dans les premières minutes.
L’étude soulève aussi que les chewing-gums « naturels » ne sont pas plus sûrs que les versions industrielles. Même avec une base végétale, la libération de particules reste similaire.
Si les effets sur la santé humaine restent encore à confirmer, les chercheurs insistent sur la nécessité d’être attentif à ce que l’on consomme et à l’impact environnemental : “Soyez vigilants et ne jetez pas votre chewing-gum par terre ou sur les murs, même si cela semble anodin”