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Des salariés licenciés pour avoir donné des sandwichs invendus à des SDF

Publié par Hanna le 15 Avr 2025 à 7:27

À Marseille, un geste de solidarité pourtant salué par beaucoup a coûté leur emploi à quatre salariés : pour avoir offert des sandwichs invendus à des sans-abri, ils ont été licenciés pour « faute grave ».

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Illustration employé Starbucks, licencié pour avoir donné des sandwichs à des SDF.
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Des salariés sanctionnés pour un geste solidaire

À l’aéroport Marseille-Provence, quatre employés travaillant pour les enseignes Starbucks et Prêt à Manger ont été licenciés pour « faute grave » après avoir donné des produits alimentaires invendus à des sans-abri et à du personnel de l’aéroport. L’affaire, révélée par La Provence et confirmée par France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, suscite une vive émotion.

Ces sandwichs, destinés à être jetés, étaient redistribués chaque soir après le service. L’un des salariés concernés, employé depuis plus de 30 ans comme garçon de comptoir limonadier, témoigne : « Je donnais des sandwichs destinés à la poubelle à des SDF. On les connaît tous, certains sont là depuis plus de 20 ans. »

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Aéroport de Marseille Provence.

Une polémique qui prend de l’ampleur

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Le groupe SSP, gestionnaire britannique des concessions de restauration dans les transports et franchiseur des enseignes concernées, affirme qu’aucun salarié n’a le droit de repartir avec de la marchandise, même destinée à la destruction. Tout invendu doit être enregistré et jeté conformément au protocole.

Mais selon les ex-salariés, la direction était au courant de ces redistributions, qui permettaient aussi de limiter les coûts de gestion des déchets. « Mon supérieur me disait de continuer. Toute la marchandise était enregistrée », assure un employé dans une interview à France 3 Régions.

De plus, l’affaire intervient dans un contexte difficile pour Starbucks, déjà ciblée par une campagne internationale de boycott en raison de son image associée au présumé soutien à Israël. Sur les réseaux sociaux, l’affaire marseillaise a fait renaître les hashtags #BoycottStarbucks et #HonteàStarbucks, relayés par des centaines d’internautes.

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Des associations de solidarité et des syndicats dénoncent une criminalisation de la solidarité. Les ex-employés annoncent leur intention de saisir les prud’hommes pour contester leur licenciement.