« Je voulais juste déchirer son manteau » : Les aveux glaçants de l’ado qui a tué Elias, 14 ans
La lettre bouleversante des parents d’Elias est l’occasion de revenir sur les aveux des deux suspects de 16 et 17 ans.

Elias, 14 ans, tué pour son téléphone portable
Ils sont passés aux aveux. Un léger soulagement pour les proches de la victime dont le chagrin demeure déchirant. Pour cause, Elias avait la vie devant lui. C’est donc sans penser une seule seconde à la mort qu’il rentrait de ses entraînements tardifs, téléphone à la main et en compagnie de ses amis. Seulement dans la soirée du 24 janvier dernier, il rend son dernier souffle.

Les faits se produisent à proximité du stade où il vient de s’entraîner dans le 14ᵉ arrondissement. Deux jeunes l’abordent et tentent de lui racketter son téléphone. L’un d’eux est armé d’une machette, ce qui persuade Elias de s’exécuter sans opposer de résistance.
Cela n’empêchera pas l’un des deux agresseurs — que Le Parisien a choisi de renommer Joe – de faire usage de son arme. Et alors qu’il se trouve face à sa victime, il lui enfonce la lame de 40 cm au niveau de l’épaule. Un geste qui sera fatal au jeune Elias.

« Je recule un peu et je vois que la victime tombe »
« J’ai rentré ma lame au niveau de son épaule mais je n’ai pas tout rentré, expliquera-t-il lors de sa garde à vue. Au début, je voulais juste déchirer son manteau, mais c’est rentré bizarre, je n’ai pas compris« , rapporte Le Parisien en citant l’agresseur.
Il poursuit : « J’enlève ma lame et je la regarde en mode je bouge pas. Je vois juste qu’il y a une sorte de buée, on dirait qu’il y a de l’eau sur la lame. Je recule un peu et je vois que la victime tombe. Elle se relève d’un coup et retombe et commence à trembler. Lucien (le garçon qui était avec Joe, nom également modifié, NDLR), a demandé les codes du téléphone à la victime pendant qu’elle était au sol. Il n’a pas compris que je l’avais plantée. La victime a dû répondre 1.1… ».
Un tableau macabre qui aurait pu être évité. En effet, les deux adolescents devaient être jugés en juin prochain pour « vol avec violence ayant entraîné une incapacité totale n’excédant pas huit jours » et étaient soumis à un couvre-feu établi à 20 heures. Par ailleurs, ils n’étaient pas autorisés à se trouver ensemble. Deux règles qu’ils ont sciemment outrepassées.