Décès de Louise, 11 ans : Son dernier SMS dévoilé
Tuée à l’issue d’une tentative de vol qui aurait mal tourné, Louise, 11 ans, a utilisé son téléphone une dernière fois avant le drame.

Le meurtre sanglant de Louise à la sortie de l’école
Owen L. est passé aux aveux. Des confessions qui interviennent quelques jours après la découverte du corps de la jeune Louise. Arrêté dans la soirée du 10 février et placé en garde à vue dans la foulée, le vingtenaire a vu sa mère, son père et sa petite amie subir le même sort. Des arrestations en série rapidement ébruitées par la presse.
Durant sa garde à vue, le principal suspect livre un récit pour le moins étonnant. Il raconte que, frustré après avoir perdu à un jeu vidéo, il était sorti pour s’aérer l’esprit et racketter quelqu’un pour se calmer. C’est alors qu’il croise la petite Louise qui revient de l’école et se dirige vers son domicile. Il l’entraîne alors dans le bois des Templiers et tente de lui voler ses affaires.

Paniquée, Louise a tout de même le réflexe de crier. Une volonté d’alerter les passants qui n’a pas plu à Owen L. qui s’est saisi de son Opinel avant de lui asséner plusieurs coups de couteau. Une version des faits qui correspond aux constats des enquêteurs qui ont relevé « de très nombreuses plaies commises avec un objet tranchant dans plusieurs zones vitales » ainsi que des « lésions de défenses » au niveau de ses mains sur le corps de la victime.

Un dernier SMS pourtant rassurant
Au cours de l’enquête, les agents en charge de l’affaire ont également procédé à une analyse téléphonique. Celle-ci a révélé que la jeune fille a envoyé un dernier message à 13 h 48. Il était adressé à une amie à laquelle elle a indiqué rentrer directement chez elle. Ce qui laisse supposer qu’elle n’avait alors pas encore croisé son agresseur ni constaté quelque incident que ce soit à ce moment-là. « À 14 h 07, sa ligne téléphonique ne présentait plus aucune activité », rapporte Grégoire Dulin, procureur de la République d’Évry.
L’occasion pour les plus observateurs de se questionner sur la raison et la manière dont le téléphone de Louise s’est éteint. D’abord soupçonnés d’avoir fourni un faux alibi à Owen L., ses parents ont été relâchés.
Sa petite amie a en revanche été placée sous contrôle judiciaire. En couple avec le jeune homme depuis peu, elle l’aurait aidé à nettoyer ses plaies et n’aurait pas alerté la police. Un comportement assimilé à une « non-dénonciation de crime » et pour lequel elle risque trois ans de prison et 40 000 euros d’amende.