L’ONU alerte sur une possible nouvelle vague d’attentats terroristes avant la fin 2019
Selon un rapport de l’ONU, dévoilé par The Guardian, la menace terroriste islamiste serait plus que jamais présente, malgré la fin du califat de l’Etat islamique, depuis mars dernier.
Entre 2013 et 2018, la France a subi de plein fouet plusieurs attentats terroristes faisant 245 morts et plus de 900 blessés. Depuis la chute de Baghouz, en mars dernier, la dernière ville de résistance de Daech, par les Forces démocratiques syriennes soutenues par la coalition internationale, l’Etat islamique a vu la fin de son califat. Néanmoins, selon l’ONU, l’organisation terroriste aurait encore beaucoup de combattants et d‘argent, pour organiser des attentats.
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ONU : « La réduction actuelle de telles attaques pourrait ne pas durer très longtemps, peut-être même pas avant la fin de 2019 »
En s’appuyant sur les données des services de renseignements de multiples Etats membres, l’ONU a pu dresser un rapport sur le degré de la menace terroriste dans le monde et ses conséquences : « Lorsqu’il (ndlr Etat islamique) aura le temps et l’espace nécessaires pour réinvestir dans une capacité opérationnelle externe, l’Etat islamique dirigera et facilitera les attaques internationales en plus des attaques qui continuent de se produire dans de nombreux endroits dans le monde. » Face aux informations, l’ONU se montre alarmant face à cette menace plus que jamais importante : « Par conséquent, la réduction actuelle de telles attaques pourrait ne pas durer très longtemps, peut-être même pas avant la fin de 2019. »
30 000 djihadistes, plusieurs centaines de millions de dollars, libération de détenus radicalisés
Selon le rapport, près de 30 000 djihadistes de Daesh n’auraient pas été déclarés morts ou vivants. Face à cette situation tendue, pour Jean-Charles Brisard, président du Centre d’analyse du terrorisme, le meilleur moyen de pouvoir gérer cette masse serait de « rapatrier les Français soldats de l’EI pour les juger dans l’hexagone » déclarait-il dans le JDD. Face à ce nombre conséquent, se rajoute le butin que l’organisation possède : entre 30 et 300 millions de dollars. L’une des plus grandes craintes des services de renseignement est la libération de plusieurs centaines de détenus français radicalisés, incarcérés depuis 2014. Selon Nicole Belloubet, la Ministre de la Justice, ces personnes seront suivies.